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Steven Markovitz: un as de la production cinématographique

Grande figure du cinéma africain, Steven Markovitz n’est plus à présenter, tant il a produit et dirigé plusieurs films à succès dans le monde. Nous avons profité de sa présence à ce laboratoire de développement et de coproduction pour en savoir plus sur l’homme.

Producteur de films cinéma et de télévision, Steven Markovitz est né en 1965 en Afrique du sud. Pendant ses études en histoire de l’Afrique et en psychologie, Steven se révèle un activiste de la lutte anti apartheid. Période pendant laquelle il produit des médias et des courts métrages notamment pour dénoncer les abus des droits de l’homme et la corruption. De cette expérience, les études en psychologie font place à la production.

Il embrasse donc en 1992 une carrière de producteur et cofonde la société de production « Big World Cinéma » à Cape Town en 1994. Puis quelques années plus tard il initie le festival international du film documentaire de l’Afrique du sud. Steven a à son actif produit plusieurs films dont « Husk » qui a été présenté en compétition au festival de Cannes, « It’s my life » portrait de Zackie Achmat, principal militant du SIDA en Afrique du sud en 2001 et « The Trap » meilleure production de l’année aux Stone Award en Afrique du sud. Steven Markovitz a également produit le film documentaire « Behind the rainbow » de Jihan El-Tahri sur l’ANC, « viva riva » qui a remporté le MTV movies Award pour le meilleur film africain en 2011 Il a aussi produit exécutif « boy appelé Twist » et bien d’autres films à succès international. A voir le nombre de ses productions et les récompenses qui vont avec, le moins que l’on puisse dire c’est que Steven Markovitz est un as de la production. Mais qu’est ce qui peut donc le motiver à produire un film ? Le talent du réalisateur, la qualité de son travail et surtout l’idée du film.

Fort de son expérience d’une vingtaine d’année dans la production, Markovitz n’hésite pas à soutenir les jeunes réalisateurs dans leurs projets. Dans ce sens, en partenariat avec l’institut Goethe, il met en place le programme « African metropolis ». C’est un programme destiné à produire une série de courts métrages dans six villes africaines dont Dakar, Kinshasa, Abidjan et Nairobi, avec pour principal but de faire connaitre des jeunes réalisateurs africains.

Produire pour montrer une vision artistique, tel est le leitmotiv de Steven Markovitz. Ce cinéaste qui a la volonté de créer le lien entre l’art et le financement reste convaincu qu’un concept talentueux, même avec un petit budget peut faire un succès international. Le plus important étant d’y mettre du courage de la volonté, de la détermination et du talent.

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